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Le sexe n’est pas un jeu d’enfant

En seulement 1 minute de vidéo, Free-a-Girl parvient à toucher nos émotions et notre conscience.

Surprendre puis choquer pour faire réagir.

À l’occasion de la semaine contre la prostitution infantile aux Pays-Bas, l’association Free A Girl Movement a su capter l’attention du public à travers un court film qui ne peut laisser indifférent.

Focus sur ce tour de maitre

Free a Girl est une organisation humanitaire néerlandaise dont l’action vise à libérer les jeunes filles de la prostitution forcée.

Le thème de la prostitution est souvent méconnu, ou pire passé sous silence, dans nos sociétés occidentales. Surtout ce drame humain se passe souvent à des milliers de kilomètres de nous via le tourisme sexuel. C’est d’ailleurs sur ce parallèle saisissant entre l’imagination de petites filles de même âge que s’axe la vidéo.

Elles ont toutes autour de 7 ans mais toutes ne sont pas nées sous la même étoile…

Ainsi la première partie de la vidéo nous surprend à travers son traité quasi poétique et un fond sonore enfantin. Les petites filles aux traits occidentaux – masquées- se voient confier des sextoys!

Ne connaissant pas l’objet, elles sont invitées à dire ce que cet objet leur évoque. Leurs réponses montrent l’innocence et la douce naïveté de ces enfants protégés. Dauphins, Pulvérisateurs d’eau pour arroser les plantes, un rouleau à pâtisserie ou encore un ouvre bouteille… Leur imagination ne peut qu’attendrir le spectateur. Mais la chute de la vidéo brutale est à la hauteur du contraste de ce que peuvent vivre d’autres petites filles dans le monde!

Innocent imagination for these girls… Horrible Reality for millions of others

Violence contre poésie 

La seconde partie de la vidéo contraste complètement avec la première partie enfantine.

Ici plus de poésie, d’imagination mais la triste réalité que subissent des millions de petites filles dans le monde. Aux couleurs claires, enfantine, aux sourires des petites filles de la première partie succède l’horreur. L’enregistrement en noir et blanc clandestin où l’on peut seulement apercevoir une petite fille au visage flouté ajoute une dimension dramatique et insiste sur le caractère interdit de l’extrait.

Contrairement aux premières filles, cette petite n’a pas le droit à l’imagination et à l’enfance. Elle n’est d’ailleurs plus considérée comme une petite fille à part entière mais davantage comme un produit, une marchandise dont l’homme cherche à connaitre les caractéristiques et le prix…

Blow*** ? Fuc**** ? 40 $…

Si certains commentaires reprochent à la vidéo son côté violent et choquant plus que mobilisant pour un appel au don, force est de constater qu’elle nous interpelle. En 1 minute, elle parvient à sensibiliser très efficacement et laisse une empreinte dans notre conscience.