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Evolution de Facebook : seulement pour l’expérience utilisateur ?

C’est l’information qui a fait frémir les community managers cette année : Facebook revoit l’ordre d’affichage des publications sur le fil d’actualité au détriment des pages.

Annoncé au printemps dernier, les résultats n’ont pas tardé à se faire ressentir dans les performances des pages. En replaçant les publications des amis, Facebook souhaite replacer la dimension sociale au centre du réseau. Cette modification de l’algorithme a été expliquée par Facebook :

« We anticipate that this update may cause reach and referral traffic to decline for some Pages ».

Selon eux, les pages enregistrant un fort taux de reach dû aux partages et aux interactions ne doivent pas trop subir de baisse d’audience. Cependant, si la majeure partie du reach provient directement des publications, les résultats sont en chute libre.

Une raison de la modification de l’algorithme est l’assainissement des informations proposées dans le fil d’actualité. Les clickbaits sont la cible majeure du réseau social qui s’est aperçu du nombre croissant de dérives ayant pour vocation d’envoyer les internautes sur des supports non appropriés visant à envoyer un maximum de publicité pour monétiser leurs visites (« Vous ne devinerez jamais ce que cette personne a réussi à faire… »). D’une chasse aux « putaclics », la mise à jour s’est rapidement tournée sur tous les types de publications provenant de liens externes à Facebook.

Pour vous aider, Facebook a publié une page dédiée à l’organisation de votre fil d’actualité : News Feed Values. Elle récapitule les fondements du fil d’actualité :

« Les amis et les famille d’abord, de l’information et du divertissement. »

Vraiment que pour le côté social ?

Cette évolution semble louable au premier abord. Mais si on y réfléchit d’un peu plus près, une dimension beaucoup plus induite nous saute alors aux yeux.

Facebook met un accent fort sur la capacité des utilisateurs de contrôler les contenus qu’ils souhaitent voir sur leur newsfeed.

Si on se met à la place des professionnels, on se rend vite compte que leur seule possibilité  pour maintenir le cap est l’achat publicitaire. A l’image de Google qui privilégie l’achat d’Adwords sur le référencement naturel, Facebook prend un sérieux ascendant en matière professionnelle.

Une prise de risque qui semble sourire au géant de Palo Alto puisqu’on constate une hausse du chiffre d’affaires de plus de 30% par rapport à l’an dernier et une hausse de 50% du nombre de publications sponsorisées (malgré la hausse de 5% du coût par annonce).

Facebook omniprésent

On s’est posé pas mal de questions lorsqu’on a appris que Minutebuzz se consacrait uniquement à Facebook en délaissant son site internet. Aux vues des chiffres qui suivent, on comprend rapidement ce choix.

chiffres-facebook-ppr

Les derniers résultats postés directement sur le compte de Marc Zuckerberg sont impressionnants. 1,8 milliard d’utilisateurs actifs sur Facebook, 1 milliard sur WhatsApp et plus de 500 millions sur Instagram. Cette implication qui n’a de cesse d’augmenter s’explique par l’internalisation des systèmes des autres réseaux. Pour faire simple, si un réseau ne souhaite pas être racheté, au hasard Snapchat, inspirons-nous fortement de son procédé. C’est ainsi qu’Instagram a développé ses Stories (et la possibilité de poster des vidéos… RIP Vine).

On peut également citer le Facebook Live qui reprend le modèle de Periscope.

Plus besoin de s’inscrire sur plusieurs réseaux sociaux si un seul centralise tout ce dont on a besoin (version digitale du « Tout sous un même toit » de Bernardo Trujillo).

Ainsi, la vidéo devient l’axe majeur en enregistrant les meilleurs taux d’engagement des utilisateurs. Précisions que nous traitons là des vidéos directement uploadées sur Facebook et non des liens de redirection de vidéos hébergées sur d’autres medias comme YouTube ou Vimeo qui elles ont des résultats catastrophiques. En moyenne, un vidéo est vue dix fois plus sur Facebook que YouTube. Cet écart tend à se creuser puisque Facebook fait tout pour faire barrière aux liens externes à son réseau. La vidéo Facebook est donc le segment à étudier de près pour les marques en termes de webmarketing.

En comparaison, les partages de liens enregistrent au cours des douze derniers mois une chute moyenne d’engagement de 40% pouvant allègrement frôler les 60% pour certaines publications.

Vers une évolution du ton utilisé par les marques

Force est de constater que Facebook prend un tournant significatif pour les professionnels du digital.
Aux marques et acteurs du Social Media Management de prendre le pas et s’adapter pour employer le ton le plus adéquat.

Continuer à suivre les actualités de sa page favorite (au hasard Plan Pub Régulier)

Pour continuer d’avoir un accès instantané aux informations des médias que vous suivez sur Facebook, suivez cette astuce :

1. Rendez-vous sur la page que vous suivez.
2. En haut, passez la souris sur « J’aime déjà ». Dans le menu déroulant qui s’affiche, cochez l’option « voir en premier » pour que les publications continuent de s’afficher dans votre fil d’actualité.
3. Kiffez.