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Mars et ça repart (1996)

Les années 90, c’était encore l’âge d’or de la créativité française et des spots TV. Et c’est à ce moment que Mars lance, avec son agence D’Arcy, une campagne aujourd’hui culte : la rupture.

Un jeune homme, beau (à vous de voir), arrive dans une campagne perdue, seul et simplement équipé de son sac. Il sort alors une photo de (on suppose) son ex, la déchire et se rapproche d’un pas déterminé d’un monastère. En attente de sa reconversion, il sort sa barre chocolatée favorite, mange et parce que Mars, c’est « le goût de la vie », tourne le dos et repart, la flamme de l’aventure s’étant rallumée en lui.

La chute bonus ? C’est lorsqu’un moine ouvre la porte, repère l’emballage Mars laissé sur place et l’ajoute aux autres, un pot entier en est rempli…

Concept bluffant, réalisé par un Gérard Jugnot qui montre sa maîtrise du langage cinématographique, le tout sur fond de Where Did You Sleep Last Night, version Nirvana.

Ce spot est l’exemple typique qu’il suffit de 30 secondes pour raconter une histoire, d’une situation initiale à la chute. Pas besoin de se perdre dans des dialogues et explications futiles, quelques détails visuels suffisent et la compréhension du spot est immédiate. Ici l’histoire de cet homme, brisé par une femme, sur le chemin de la rédemption et qui est rappelé à vivre grâce à Mars, encore une fois.

La signature d’une marque n’a jamais été aussi appropriée à un spot : « Mars, et ça repart ».