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Marcel Bleustein-Blanchet

L’histoire commence en 1906, avec la naissance de Marcel Bleustein. Vendeur dans l’entreprise de meuble familiale, c’est à 20 ans que ce dernier ouvre Publicis à Paris, 17 rue du Faubourg Montmartre.

LE MONSIEUR DE LA PUB

Devenu vite une pointure dans la relation annonceurs – consommateurs, Bleustein établit deux principes propres à la publicité moderne :

          « Il n’est pas possible de décevoir les consommateurs, il est donc nécessaire de montrer le produit tel qu’il est. »

          « Il faut trouver la manière intelligente pour que le produit parle aux consommateurs. »

Seulement trois ans après avoir créé Publicis, Bleustein est déjà millionnaire et marque la profession avec des slogans originaux :

Lévitan : « Un meuble signé Lévitan est garanti pour longtemps »,

Brunswick : « Le fourreur qui fait fureur ».

Suite à l’interdiction des publicités sur les ondes publiques par l’Etat français, Bleustein décide de créer sa propre station de radio « Radio Cité ». Cette station marque un changement retentissant dans l’ère de l’information avec des programmes toutes les heures, de la culture et des spectacles en direct d’artistes populaires.

Seconde guerre mondiale, Publicis et Radio Cité ferment. Bleustein s’engage dans la résistance et part rejoindre le Général de Gaulle à Londres sous le nom d’emprunt « Blanchet » en tant que pilote de bombardier. Il deviendra attaché de presse du général Koenig, célèbre commandant en chef de la résistance armée. La guerre prenant fin, Marcel Bleustein-Blanchet doit remonter Publicis de zéro. Tous les anciens annonceurs reviennent et de nouveaux suivent La guerre prenant fin, Marcel Bleustein-Blanchet (nom d’emprunt durant la résistance) doit remonter Publicis de zéro. Tous les anciens annonceurs reviennent et de nouveaux suivent : Colgate-Palmolive, Rosy, Weill, Shell, Nestlé.

1948, Publicis devient la première agence de publicité française à signer un accord avec l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique). Le premier département de recherche d’opinion et de motivation voit ainsi le jour après que Marcel Bleustein se soit inspiré de travaux d’étude américains.

L’intégrité et le charisme de Bleustein propulse Publicis au rang des agence françaises les plus efficaces.

« Je pense qu’il faut qu’on comprenne qu’il n’y a pas de bonne publicité pour un mauvais produit. Je pense qu’il faut qu’on sache qu’on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. C’était la formule qu’Abraham Lincoln, et bien je pense qu’elle est plus vraie que jamais. On peut tromper une personne tout le temps, on peut tromper tout le monde de temps en temps, on ne trompe pas tout le monde tout le temps, c’est indispensable. »

Bleustein, en quête perpétuelle de nouveauté, crée le Drugstore Publicis au rez-de-chaussée des locaux de l’agence. Basé sur le modèle du drugstore américain, on y trouve des cigarettes, des journaux, des médicaments, on peut y boire un verre et même se faire coiffer. Ce tout-en-un plait aux parisiens. Plus qu’un lieu culturel, le drugstore est un vrai vivier à nouvelles idées en matière de communication : essais gratuits, événements, etc.

Philanthrope, Marcel Bleustein crée la Fondation de la vocation, pour aider les jeunes défavorisés à réaliser leurs rêves.

En 2008, Marcel Bleustein-Blanchet entre au Hall Of Fame de l’American Advertising Federation faisant de lui le premier publicitaire non américain à gagner cette distinction.

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Source : publicisgroupe.com